Journée internationale de l'éducation : 30 ans d’engagements pour l’enfance et l’éducation

Depuis 30 ans, l’aide à l’enfance et l’éducation sont au cœur de l’action de la Fondation ENGIE et de ses engagements, au cœur de son ADN. Avec une conviction : donner leur chance aux plus fragiles pour construire l’avenir.

Aujourd’hui, ce sont 258 millions d’enfants et de jeunes à travers le monde qui ne vont toujours pas à l’école. Moins de 40 % des filles en Afrique subsaharienne achèvent leur scolarité secondaire. Près de quatre millions d’enfants et de jeunes réfugiés ne sont pas scolarisés. Comment remédier à cette situation, comment donner un accès à l’éducation et une chance à ceux qui n’y ont pas accès ?

L’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 24 janvier Journée internationale de l’éducation, afin de souligner le rôle de l’éducation pour la paix et le développement. A cette occasion, l’UNESCO met en valeur les initiatives pour réaliser le droit fondamental de chacun à l’éducation et construire un avenir plus durable, inclusif et pacifique.

A l’occasion de cette journée particulière, focus sur quelques projets d’accès à l’éducation soutenus par la Fondation ENGIE.


Avec l’UNESCO, partager, transmettre, débattre

Mécène fondateur des Campus UNESCO, la Fondation ENGIE soutient l’UNESCO pour son projet d’information et de mobilisation des jeunes sur les grands enjeux sociaux et environnementaux.

En juin 2014, grâce à la Fondation ENGIE, l’UNESCO lançait le premier Campus UNESCO.

83 Campus ont été suivis par 26 000 jeunes, 350 établissements, et plus de 120 spécialistes UNESCO et experts de la société civile ont accompagné ce projet.

Avec une ambition : mettre l’expertise des équipes de l’UNESCO et de ses partenaires au service de jeunes pour une meilleure compréhension des grands enjeux contemporains et développer leur esprit citoyen sur les sujets pour lesquels œuvre l’UNESCO.

Les Campus ciblent des élèves de niveaux collèges et lycées en France et à l’international notamment l’Afrique.

Chaque Campus en ligne dit global regroupe entre 120 et 180 jeunes contre environ 300 jeunes pour es Campus au Siège et ont entre 13 et 17 ans.

Les jeunes échangent pendants 2h00 sur un thème avec 3 experts (dont un membre du personnel de l’UNESCO). La modération assurée par un professionnel de l’animation digitale ou par un membre de l’UNESCO. Depuis 2014

Ce projet est un exemple de partenariat, qui constitue le fondement de l’action de l’UNESCO, créant des synergies entre les ONG, les Fondations, les organisations inter-gouvernementales, les journalistes, des sportifs, des chercheurs, et le secteur privé, pour mettre leurs compétences au service des jeunes, de leurs questionnements, de leur compréhension de leur devenir de citoyens informés.


Protéger, encourager, accompagner : la Fondation ENGIE s’engage pour l’éducation des jeunes filles

Afrique du Sud avec Value Citizens

Depuis 2010, la Fondation ENGIE accompagne l’ONG value citizens dans les townships pour favoriser l’éducation et l’autonomie des jeunes filles. Le programme iNSPIRE engage les adolescentes sur les attributs essentiels du leadership pour les préparer à s’épanouir dans une période difficile où les incertitudes et les peurs paralysent de nombreux jeunes. Selon le Ministère de l’Education Nationale d’Afrique du Sud, aujourd’hui plus de 500 000 élèves ne sont pas retournés au lycée, et une augmentation de plus de 60% d’adolescentes enceintes a été enregistrée entre Avril 2020 et Mars 2021. Grâce à la Fondation Engie et au Ministère de l’Education du KwaZulu-Natal, iNSPIRE s’inscrit comme programme de prévention contre la violence, les abus sexuels et l’ancrage d’un changement de normes. Enfin, les voix de l’ensemble de ces jeunes Valued Citizens ont mis en exergue leur passion, leurs convictions, et leur ont permis de gagner de l’influence pour construire la prochaine « Génération Egalité ».

Sénégal - Woman in Africa Code : programme de formation au codage pour les jeunes filles

La Fondation ENGIE accompagne Women In Africa pour le développement de WIA Code, un programme de formation au codage et aux Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC), à destination de 40 lycéennes sénégalaises sélectionnées selon leur motivation, sur la base du volontariat.

En formant les jeunes filles aux programmes axés sur les technologies de l’information et de la communication, WIA souhaite préparer les femmes africaines aux emplois de demain et contribuer à la formation de la prochaine génération de jeunes innovatrices numériques du continent. elles sont formées, mentorées, et accompagnées pour leur première recherche de stage.

Brésil – au cœur des favelas avec Gol de Letra

Présente à São Paulo et à Rio de Janeiro au Brésil, la Fondation Gol de Letra œuvre pour l’éducation des jeunes des quartiers de Vila Albertina et de Caju en les accompagnant dans l’acquisition de compétences et l’obtention de qualifications qui leur donneront accès à un emploi ou à l’enseignement supérieur. Ses programmes d’éducation et de formation complètent les connaissances acquises dans les écoles publiques. Le soutien au programme Juventude E Oportunidade – Jeunesse et Opportunité permet à de jeunes adultes de 16 à 30 ans de suivre soit une formation pré-universitaire préparant à l’examen national ENEM (équivalence Baccalauréat) d’entrée à l’université, soit une formation technique professionnalisante pour exercer un métier comme celui d’électricien basse tension. Reconnue organisation modèle par l’UNESCO en 2001, ce sont plus de 15 000 enfants, adolescents et jeunes adultes socialement vulnérables qui ont bénéficié de ses programmes d’éducation contribuant à leur développement personnel, social et culturel.

Témoignage d’Eliane da Silva, étudiante Pré ENEM 2021

« Je fais partie du projet « Pré ENEM » de Gol de Letra. Ce projet est très important pour moi : il m’offre l’opportunité d’étudier dans cette période perturbée par la pandémie. Les enseignants et coordinateurs nous aident à surmonter nos difficultés. C’est une grande chance pour moi d’avoir été sélectionnée pour suivre ce programme. J’espère vraiment être reçue à l’université. »


Accompagner et former les enseignants ou futurs enseignants

Teach for Belgium (Belgique)

L’ASBL Teach for Belgium considère qu’enseigner dans des écoles à faible indice socioéconomique exige des outils spécifiques. À ce titre, la Fondation ENGIE lui apporte son soutien pour la mise en œuvre de ses activités, et en particulier ses projets « Formation des enseignants », « STEM up your game » et « L’Académie d’été ». Cette dernière a pour objectif de préparer les élèves à la rentrée scolaire et plus particulièrement aux passages-clés de l’enseignement ainsi qu’à la préparation des examens de passage, tout en assurant la formation continue des futurs enseignants qui participent au programme et qui ne se destinaient pas forcément au métier de professeur.

Durant l’année scolaire 2021-2022, plus de 50 000 élèves sont impactés par leur action en Belgique : directement (via les 230 enseignants Teach for Belgium) ou indirectement (via 300 autres enseignants qui bénéficieront de certaines de leurs formations).

Le Choix de l’école France

Le Choix de l’Ecole accompagne de jeunes diplômés et de jeunes actifs qui souhaitent se convertir vers l’enseignement. Ces jeunes sont titulaires d’un master et ne se destinaient pas, par leur parcours, à devenir enseignant. Il font ce choix de reconversion par volonté d’exercer un métier socialement utile.

Pour assurer leur réussite dans leurs nouvelles missions, cette association les accompagne pendant leurs deux première années d’enseignement au collège ou en lycée professionnel.

L’objectif est de réduire les inégalités scolaires et valoriser le métier d’enseignant.

Depuis 2015, 270 jeunes diplômés et jeunes actifs ont fait le choix de s’engager dans l’enseignement au sein de l’Éducation nationale, avec l’accompagnement du Choix de l’école.

La Fondation soutient cette association depuis plusieurs année et le partenariat depuis 2021 s’est concentré sur la région marseillaise (Marseille et Avignon) pour favoriser le développement du programme dans ce territoire métropolitains le plus fortement touché par les inégalités scolaires (avec la Seine St Denis) auprès de collégiens scolarisés en éducation prioritaire.

Retrouvez 2 témoignages de jeunes titulaires et élèves :

SODA+ (Flandre)

L’association travaille sur la motivation des jeunes de l’enseignement technique et professionnel en Flandre dans le but de lutter contre les inégalités sur le marché de l’emploi. Pour ce faire, ils utilisent différents leviers comme l’octroi d’une attestation qui garantit la qualité du jeune sur ses softskills, des propositions de stage, de job d’étudiant, d’emploi et des activités ludiques. SODA+ touche plus de 20.000 jeunes (dont 44% sont des jeunes fragilisés).


Eviter le décrochage scolaire

Story-me de la Fondation pour l’enseignement (Bruxelles)

Ce programme vise à prévenir le décrochage scolaire dans l’enseignement qualifiant à Bruxelles en soutenant l’orientation positive et en donnant du sens au choix d’orientation professionnelle ou technique.

Description générée automatiquementPour cela, Story-me propose un programme à 3 niveaux : pour les professeurs et les éducateurs, avec 1,5 journées de formation et une boîte à outils ; pour les élèves de 2e et 3e secondaires avec 12-18h de coaching sur la confiance en soi, l’orientation métier et la mise en projet et enfin, les écoles, dans le but de devenir un cercle vertueux d’une année à l’autre.

Leurs objectifs sont ambitieux : toucher 1500 élèves en 2021-2022, 2100 élèves en 2022-2023 et 2700 élèves en 2023-2024. Une évaluation quantitative et qualitative est en marche et est suivie de près par le comité de pilotage auquel un représentant de la Fondation ENGIE assiste.

Fondation Grandir avec le TDA/H (Liège)

L’Ecole Grandir Autrement est une école spécialisée destinée à 18 enfants atteints de TDA/H avec des difficultés d’apprentissage et d’intégration dans l’enseignement ordinaire, avec souvent une situation de décrochage scolaire. L’école met en place des méthodes pédagogiques individualisées avec un suivi personnalisé et une collaboration avec les parents et une équipe thérapeutique. C’est la seule structure en Belgique francophone qui accueille exclusivement des enfants TDA/H.


Avancement du projet Pot@maï à Louboussa (République Démocratique du Congo)

Dernières actualités sur le projet d’hydrolienne flottante initié par Pot@maï avec le soutien de la Fondation ENGIE : une mise en service finalisée le 19 octobre 2021.

Installée à Louboussa (République Démocratique du Congo) en bordure du fleuve, l’hydrolienne conçue par Hydro-Gen produit 10kW d’électricité en continu et toute l’année. L’Unité de Service Essentielle (USE) consomme cette énergie pour la transformer en produits et services utiles et accessibles aux habitants des trois villages, soit environ 3 000 personnes. Retour sur les dernières étapes avant la mise en service.

Début octobre, 15 panneaux photovoltaïques ont été installés sur le toit de l’USE. Les panneaux fournissent de quoi maintenir la lumière, la production d’eau et la chaîne du froid en cas d’interruption du fonctionnement de l’hydrolienne. Côté fleuve, le positionnement de l’hydrolienne est défini avec précision.

Un élément décisif pour le succès et la durabilité du projet: la formation du personnel local. Chaque manœuvre est expliquée, puis l’équipe répète les gestes qui deviendront bientôt des réflexes. Une priorité : la sécurité. Autre étape importante, le réglage des pales pour optimiser le fonctionnement en fonction des vitesses de courant.

L’hydrolienne est alors prête et prend place, à une cinquantaine de mètres de la berge, juste en face de l’USE.

150 mètres de câble électrique posés au fond de l’eau relient l’hydrolienne et la centrale.

Le 15 octobre, ultime vérification : les kW produits par l’hydrolienne sont mesurés au niveau du coffret de bord. Les mêmes kW sont mesurés à l’arrivée dans le local technique de l’USE. Réussite confirmée : le soleil et le fleuve s’allient désormais pour alimenter l’USE, une première mondiale!

19 octobre 2021: La mise en service de l’hydrolienne et du convertisseur électrique est un succès, et l’équipe locale a suivi une première formation complète lors de ce chantier- école. Quelques représentants des villages de Loubassa et Sinoa sont venus remercier les techniciens venus de France, et visiter l’USE.

C’est le début d’un long dialogue entre le fleuve, les usagers et les techniciens, pour une conversion optimale de l’énergie du fleuve en produits et services essentiels pour les villages alentours.

Pot@maï invite les villageois à définir ce qui est pour eux essentiel, la gestion de l’USE sera participative et visera à améliorer durablement leurs conditions de vie.

La Fondation ENGIE est fière d’avoir soutenu ce projet innovant.


Le bilan de la Grande Cause “CULTURE POUR TOUS” lancée par Make.org et la Fondation ENGIE

Le 27 juin 2018, Make.org et la Fondation ENGIE réunissaient entreprises, associations, start-ups, institutions et médias de référence pour lancer la Grande Cause “Culture pour tous”. Parce que tous les Français n’ont pas un accès garanti à la culture, qu’un quart d’entre eux ne s’est jamais rendu au musée, que le cinéma ne touche que 66% de la population, les salles de spectacles 15% des 15 ans et plus, et que ces inégalités se sont renforcées avec la crise liée à l’épidémie de Covid-19, Make.org et ses partenaires ont développé pendant 3 ans, 4 actions majeurs pour rendre la culture davantage accessible.

Qu’elles soient à destination des plus précaires, des personnes handicapées ou des jeunes, les 4 actions déployées sont nées de la volonté citoyenne : elles sont la traduction des priorités exprimées par les Français lors d’une consultation massive lancée en avril 2018, par Make.org et la Fondation Engie autour de la question “Comment rendre la culture accessible à tous ?”. Cette consultation a réuni 393 000 participants, 2 500 propositions et 10 idées émergentes. Ces idées plébiscitées par les citoyens ont ensuite été transformées, lors d’ateliers collaboratifs, en actions concrètes.

Les 4 actions :

Une place pour tous : permettre chaque année à plus de 300 000 personnes en situation de précarité et/ou de vulnérabilité économique et sociale, de bénéficier d’invitations pour des activités culturelles, sportives, ou de loisirs. Un projet rendu possible grâce à un partenariat noué entre l’association Cultures du Coeur et Fnac-Darty.

Mon musée accessible : former 75% des personnels de 2 000 établissements culturels recevant du public, à l’accueil et l’accompagnement des personnes en situation de handicap.

Jumelage : réduire la fracture sociale en permettant à plus de 3 000 élèves par an de travailler avec des enfants de milieux sociaux et géographiques différents, grâce à des projets de jumelage.

Mon printemps 2020 (projet éphémère déployé pendant le premier confinement) : proposer à des jeunes de créer leurs propres oeuvres, qu’elles se placent dans le prolongement de projets pédagogiques ou en réponse à des propositions d’artistes ou scientifiques impliqués dans la marche, pour qu’elles alimentent le compte Instagram Mon Printemps 2020.

Promouvoir l’accès de tous à la culture et tout particulièrement les publics les plus fragiles est une exigence au cœur de l’action de la Fondation d’entreprise ENGIE depuis 25 ans. La culture représente un formidable outil d’intégration, d’enrichissement, d’expression et d’ouverture aux autres : une quizaine de programmes d’accès à la culture sont soutenus chaque année par la Fondation ENGIE en France et à l’international. Moins d’un Français sur cinq s’est déjà rendu au spectacle : ce chiffre illustre combien les inégalités en matière d’accès à la culture sont tenaces et flagrantes.

Pour la Fondation ENGIE, qui inscrit l’ancrage territorial et la responsabilité sociétale au cœur de son ADN, il est important de lutter contre ces fractures. Il y va de la qualité du « vivre ensemble » dans les quartiers et dans les villes.

La culture est un levier essentiel pour stimuler le vivre ensemble.

C’est pour cela que la Fondation ENGIE s’est associée à Make.org pour la Grande Cause “Accès à la Culture pour tous” afin de mobiliser les citoyen.ne.s en leur permettant de proposer leurs solutions et de participer à l’élaboration d’actions concrètes avec le Ministère de la Culture, des associations, des entreprises et des médias. La Fondation ENGIE a souhaité accompagner plus particulièrement le projet  “ Mon musée accessible ” qui permet de former l’ensemble du personnel de lieux culturels, en contact avec le public, à mieux accueillir et accompagner les visiteurs en situation de handicap. Cette action vise également à impliquer davantage les lieux culturels dans une démarche d’accessibilité renforcée.


Electrification d’un Centre de Formation à Madagascar - témoignage

Emblématique du programme Schools Lights and Rights à Madagascar, un nouveau projet d’électrification vient de se concrétiser : le Centre de formation de Soanindrariny, géré par AED-Kareen Mane, association membre de La Voix de L’Enfant et l’association malgache CLE, a été électrifié par Energy Assistance France (EAF). A l’occasion de la Journée Mondiale du Bénévolat, la Fondation ENGIE est fière de mettre en avant l’engagement de ses partenaires et des volontaires d’Energy Assistance France.

Le contexte de crise sanitaire rendait jusqu’à présent la mission impossible. Mais le 17 novembre dernier, après une année d’étude technique et de faisabilité, les équipes d’EAF ont enfin pu se rendre sur le terrain afin de mettre en œuvre l’opération. Patricia THAMON, chef de projet chez ENGIE et volontaire EAF, nous partage son expérience.
#benevolat #journeemondialedubenevolat #engagement #FondationEngie #energyassistancefrance

Ingénieure de formation, Patricia est chef de projet chez ENGIE Solutions depuis 5 ans. Son quotidien : accompagner des clients industriels à trouver des solutions pour diminuer leur consommation d’énergie. Franco-malgache engagée, elle décide en 2019 de mettre ses compétences techniques et son énergie au service de projets solidaires avec Energy Assistance France.

Aujourd’hui, elle revient tout juste de sa première mission.
« J’avais exprimé mon intérêt pour partir en mission pour EAF il y a quelques temps, mais tout était en stand-by avec la crise sanitaire. La réouverture des frontières a permis à EAF de lancer 3 missions mi-novembre. A peine un mois avant le départ, il y a eu un désistement dans une équipe : quand on me l’a proposé, j’ai tout de suite dit oui ! »
C’est de cette façon que Patricia a rejoint le projet, sous la direction de Jérôme FOURNET, volontaire aguerri. A leurs côtés, Emma-Louise CHAUDRON, qui travaille chez ENGIE dans le domaine de la communication, et Jean-Marc LONGO, électricien retraité aux compétences techniques hors pair.
«  Cette mixité dans l’équipe, d’avoir des profils aussi différents, c’était vraiment génial ! »
Patricia souligne également les qualités pédagogiques de Jérôme : « J’ai appris énormément de choses. J’ai l’habitude de travailler dans un contexte industriel, mais je n’avais jamais eu à câbler des installations, gérer l’installation de batteries… Il a été top. »
Les missions terrain, c’est aussi s’adapter à l’absence de certains matériels, se débrouiller pour trouver des solutions quand tout ne se passe pas comme prévu.

«  Le projet a permis l’électrification du centre de formation : ils disposent maintenant d’éclairage, de prises pour le matériel informatique et la recharge de téléphones portables. Il n’y a rien à proximité : le point le plus proche, c’est Antsirabe à 30 km… Nous avons également installé une pompe solaire qui fiabilise l’accès à l’eau. Cette eau sert à la fois pour la consommation usuelle et pour l’agriculture et l’élevage qui complètent les enseignements théoriques. »
Les activités de ce centre de formation sont de plusieurs ordres : formation continue pour les jeunes et les adultes, mais aussi enregistrement à l’état civil des « enfants fantômes » pour leur donner une identité légale, garante du respect de leurs droits.
Patricia souligne l’engagement et le professionnalisme de Valentine, qui gère le centre. « L’organisation était au top, elle a libéré des personnes pour venir en appui et s’assurer que tout se passe bien. Au-delà de ça, une personne vraiment remarquable ! »
L’implication de Riri, Pierre et Niry qui ont été formés pour gérer la maintenance et l’entretien de l’installation par la suite est exemplaire. « Le jour de l’inauguration, c’est Pierre qui a présenté l’ensemble des équipements : il était au point ! » Le transfert de compétence est un point clé de la conduite des projets EAF : visiblement, une réussite !
Pour faciliter le suivi, une nouveauté : le monitoring à distance. « Depuis chez moi, je peux suivre le fonctionnement de l’installation, détecter les anomalies, … ça permet de réagir rapidement en cas de problème. »

Patricia revient particulièrement enthousiaste et motivée à s’engager sur d’autres missions pour EAF, que ce soit à Madagascar ou dans d’autres pays.

« Je trouve vraiment super qu’une entreprise comme ENGIE donne l’opportunité à ses salariés de partir pour ce type de mission. Ça donne beaucoup de sens à mon travail de tous les jours. C’est à la fois enrichissant et gratifiant. »

Pour en savoir plus sur Energy assistance :

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Pour découvrir le programme Schools Lights and Rights : 

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La Fondation ENGIE accompagne les Internationaux de Strasbourg pour l’obtention du Label Bas Carbone® du Ministère de la Transition Écologique

Les Internationaux de Strasbourg, 1er tournoi de tennis féminin en France (WTA 250), qui accueille les meilleures joueuses mondiales sur terre battue la semaine précédant Roland-Garros avec comme engagement fort : l’éco-responsabilité. ENGIE accompagne depuis 2010 cet événement majeur pour la région Grand Est.

En 2021, les Internationaux de Strasbourg ont réalisés près de 80 actions à travers de grands axes tels que l’hébergement et les transports, le recyclage et le tri des déchets, l’alimentation, le choix des partenaires, la sensibilisation et la communication…

Les IS et la Fondation ENGIE ont  poursuivi ce travail de contribution à la neutralité carbone en 2021 avec le financement d’un projet de contribution à la neutralité carbone, certifié récemment par le Label Bas Carbone® du Ministère de la Transition Écologique.

Ce projet local, conçu avec le Centre National de la Propriété Forestière (CNPF), établissement public garant de la gestion durable des forêts privées, se situe à Mollkirch dans le Bas-Rhin et consiste en une reconstitution d’une forêt détruite par une attaque de scolytes, ces insectes qui, en pondant leurs oeufs sous l’écorce des arbres, les condamnent par milliers.

Ce projet devrait permettre de séquestrer 369téqCO2 sur 30 ans, au-delà des 254téqCO2 résiduelles générées par l’organisation du tournoi après d’importants efforts entrepris dans la réduction de ses émissions.

Le groupe ENGIE et sa Fondation sont fiers d’accompagner un tournoi qui aspire à s’inscrire dans la transition vers la neutralité carbone, en adéquation avec notre raison d’être. En partenariat, nous contribuons à la réussite sociétale d’événements majeurs comme les Internationaux de Strasbourg. Cette année, ENGIE a notamment mis en place des panneaux photovoltaïques sur le Court Central.

La Fondation ENGIE contribue avec ce projet et ce nouveau Label Bas Carbone® de permettre aux IS de consolider sa place de 1er événement sportif éco-responsable français et pionnier européen dans l’organisation d’éco-événements.

Toutes les actions mise en place  ont permis une réduction spectaculaire de l’empreinte carbone.

Toutes les actions mises en place par les Internationaux de Strasbourg ont permis de réduire l’empreinte carbone du tournoi de 30%. En effet le bilan carbone de 2009 montre une empreinte de 370 T éq CO2. En 10 ans le tournoi s’est développé de 5000 spectateurs à 25.000 ce qui aurait dû augmenter l’empreinte de près de 500% . Pourtant, le dernier bilan montre une baisse de 30% par rapport à 2010 (254T) .


Journée mondiale de l’énergie

L’énergie pour tous au cœur des engagements de la Fondation ENGIE

Plus de 800 000 bénéficiaires en 10 ans

Dans le monde, 1,3 milliard de personnes n’ont pas accès à l’énergie et/ou aux biens essentiels. Est-il cependant raisonnable de développer l’accès à l’énergie pour tous, dans un contexte où les équilibres écologiques et la biodiversité sont aujourd’hui menacés ? Pour la Fondation ENGIE, la réponse ne fait pas de doute : oui, l’énergie est un droit pour tous ! Car sans énergie, il n’y a pas d’accès à l’eau potable, pas d’écoles, pas d’hôpitaux, pas ou peu d’activité économique.

Mais ce déploiement de l’énergie pour tous ne peut se faire sans conscience écologique. Pour préserver l’environnement, il est indispensable de privilégier des sources d’énergies propres… et de sensibiliser les citoyens aux enjeux environnementaux. C’est tout le sens de l’engagement de la Fondation ENGIE en faveur de l’accès à l’énergie pour tous et de la biodiversité.

En 2021 encore, la Fondation ENGIE, ses valeurs et ses engagements s’inscrivent dans la raison d’être d’ENGIE en engageant toutes ses forces humaines sur le terrain. De cette volonté commune sont ressortis 5 objectifs dans le cadre du nouveau mandat 2020-2025 :

– Build – construire dans la durée : Nous sommes convaincus que les efforts d’un jour resteront pour toujours. Distributions de lampes solaires, installation de panneaux photovoltaïques ou d’hydroliennes, tous nos efforts s’inscrivent systématiquement dans la durée. L’installation n’est que la ligne de départ d’un long marathon pour le climat. C’est ensuite que le suivi scrupuleux de chaque projet que nous mettons en place garantit un impact concret dans la durée.

– Share – partager les actions : Nos actions ne prennent tout leur sens que lorsqu’elles sont adressées aux plus déshérités. C’est pourquoi le partage est devenu une véritable philosophie où l’action commune démultiplie l’impact sur le terrain pour créer un « Share Spirit » dont tous les collaborateurs ENGIE sont convaincus.

– Care – prendre soin et être inclusif : Faire, c’est aussi sensibiliser. Pour chaque projet respectueux de l’environnement et des écosystèmes, nous intégrons désormais une dimension pédagogique et didactique pour diffuser auprès de tous les enjeux que représentent l’environnement et les écosystèmes. Dans cet exercice de transparence et d’égalité, la Fondation ENGIE met également l’accent sur la place des femmes dans les programmes soutenus.

– Learn – accès à l’éducation : Éduquer la jeunesse, c’est s’assurer un avenir commun épanoui et c’est bien pour cela que l’aide à l’enfance et à la jeunesse est l’un des axes forts de la Fondation ENGIE. Via l’électrification des écoles, la distribution de lampes solaires ou la formation de techniciens pour créer de l’emploi, la Fondation ENGIE fait rimer « learn » avec « earn » car tout le monde y gagne à aider la jeunesse.

– Assess – mesurer : Pour s’assurer de l’impact de nos actions, nous étudions et mesurons régulièrement nos programmes pour nous assurer de la réelle réussite de chacun. Concrètement, les programmes changent la vie des communautés. Nombre d’emplois créé, taux de réussite des élèves aux examens etc : l’enjeu est de savoir comment les programmes contribuent à l’amélioration des conditions de vie.

Projet emblématique : le 1er village solaire sur l’île de Goynar Potol au Bangladesh avec Friendship

Depuis 2011 avec le soutien de la Fondation ENGIE et d’Energy Assistance France, l’ONG Friendship développe un projet d’électrification rurale durable pour les villages retirés du Bangladesh. Un projet en 5 phases qui prend de l’ampleur cette année avec le déploiement du 1er village solaire sur l’île de Goynar Potol inauguré le 22 aout 2021.

Le village solaire en chiffres

  • 3 000 habitants de Goynar Potol ont désormais accès à l’électricité
  • 53 kWc d’électricité produite par les panneaux solaires et stockée dans des batteries
  • 200 panneaux solaires et 200 batteries installées

Impact de ce programme transverse mêlant accès à l’énergie, insertion pour l’enfance et la jeunesse et accès à l’emploi !

  • Grâce à l’électricité produite et stockée, chaque ménage pourra faire fonctionner tous les jours des lampes, des ventilateurs, un téléviseur ou encore un chargeur de téléphone portable.
  • La lumière apporte la sécurité la nuit et permet l’accès à la santé
  • Les boutiques pourront rester ouvertes le soir et générer de nouveaux revenus pour les commerçants
  • Les enfants peuvent étudier le soir et suivre les leçons diffusées à la télévision
  • Accès à l’emploi grâce à la formation de techniciens para-solaires à l’utilisation et l’entretien des panneaux solaires

En 10 ans de partenariat avec Friendship, la Fondation ENGIE a contribué à transformer la vie de plus de 515 000 habitants/bénéficiaires en apportant de l’électricité (issue des énergies renouvelables) dans les régions les plus inaccessibles au Bangladesh : Gaibandha, Kurigram, Mymensingh, Satkhira, Patuakhali.

En savoir plus

L’engagement des collaborateurs

Créée par les collaborateurs du groupe ENGIE eux-mêmes en Belgique il y a 20 ans, présente en France depuis 2011, Energy Assistance ne cesse depuis de venir en aide aux plus démunis pour leur donner accès à l’énergie. Chaque année, l’aventure humaine se poursuit à travers de nombreuses missions partout dans le monde.

L’engagement emblématique des missions d’Energy Assistance : contribuer à améliorer l’accès à l’éducation par l’accès à l’énergie

A l’occasion des 15 ans d’Energy Assistance France, découvrez l’engagement de leurs volontaires en images !

L’Energie pour l’Hôpital de Panzi fondé par le docteur Denis Mukwege, Prix Nobel de la Paix 2018, pour venir en aide aux femmes survivantes de violences sexuelles

La Fondation ENGIE soutient le Reengineering des installations électriques de I’hôpital de Panzi en République Démocratique du Congo, ceci en vue de la sécurisation de I‘alimentation électrique, ainsi que d’une augmentation importante de l’efficacité écologique et économiques de I’ensemble des installations et équipements ainsi que la rénovation des blocs opératoires.

Energy Assistance Belgique est en charge de l’aspect électricité (évaluation des besoins, dimensionnement, supervision de l’installation, de la production électrique par panneaux solaires/batteries et de la distribution dans l’ensemble des bâtiments).

Bénéficiaires : 2300 femmes victimes de violences sexuelles opérées chaque année

Programme Energie Maroc, un partenariat GERES – Fondation ENGIE – Energy Assistance France (EAF) pour contribuer à une dynamique d’accélération de la transition énergétique au Maroc

La Fondation ENGIE soutient le renforcement de la filière de production et de distribution de fours à Haute Performance Energétique et le développement des usages productifs de ces fours pour les professionnels aux cotés des volontaires d’Energy Assistance France, en synergie avec le groupe ENGIE notamment ENGIE North Africa.

Le programme vise également la mise en place d’un réseau de vente féminin pour permettre une diffusion plus massive de ces fours et créer des emplois verts.

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Ecole de Ndiao Bambaly – Région de Kaolack, Sénégal – avril 2021

Dans la région de Kaolack, au Sénégal, une nouvelle école a bénéficié  de lampes solaires Lagazel au printemps 2021 avec grâce aux équipes d’Energy ASSITANCE France et à la Fondation ENGIE : l’école de Ndiao Bambaly.

5 stations de charge collective ont été installées par les bénévoles de l’association Energy Assistance France, en coopération avec Horizons Sahel, une structure bien implantée localement. Ce sont au total 250 lampes qui ont sont aujourd’hui en circulation, prêtées aux écoliers de toutes les classes.

Ces derniers les utilisent de manière quotidienne et les ramènent à l’école régulièrement pour qu’elles soient rechargées sur l’une des stations installées dans le bureau du directeur.

  • Résultats et impacts positifs

Après un trimestre d’utilisation, les résultats sont déjà probants. En moyenne, le taux de réussite dans chaque classe a progressé de 10 points, tout comme le taux de réussite aux examens de fin de cycle.

Focus sur les projets d’accès à l’énergie

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La Fondation ENGIE s’engage aux côtés de The Great Bubble Barrier pour la lutte contre les déchets plastiques au Portugal

La Fondation ENGIE et « The Great Bubble Barrier » ont signé un partenariat pour soutenir la mise en place d’un système innovant de lutte contre les déchets plastiques , une «  Bubble Barrier » dans le District de Porto au Portugal. Cette barrière à bulles est une première du genre au Portugal qui sera mise en œuvre d’ici le troisième trimestre 2022. La barrière à bulles pourrait réduire chaque année environ 86 % des plastiques déversés dans l’océan Atlantique en provenance d’une rivière de cette région.

La pollution plastique menace les côtes du monde entier et le Portugal ne fait pas exception. Selon une étude récente, la région de Porto abrite deux des rivières les plus polluées par le plastique au Portugal. Il est urgent de prendre des mesures pour empêcher le plastique de s’écouler dans nos océans. Avec l’installation d’une Bubble Barrier dans la région de Porto, The Great Bubble Barrier pourra s’attaquer au problème au plus près de la source. Dans le même temps, le système vise à sensibiliser les résidents et les visiteurs au problème de la pollution plastique, de sorte que l’impact du projet dépasse le cadre régional. que simplement régional.

La barrière à bulles est une technologie innovante et éprouvée qui crée un rideau de bulles en pompant de l’air à travers un tube perforé au fond de la voie navigable. Le placement en diagonale de la barrière dirige les déchets vers les rives de la rivière qui sont ensuite collectés et retirés. Un premier projet a été mis en œuvre à Amsterdam en 2019 et il est actuellement opérationnel.

Credits The Great Bubble Barrier
Photo du projet réalisé aux Pays Bas

La Fondation ENGIE est fière de soutenir l’innovation au service de la protection de l’environnement et une action  au cœur des territoires avec  la mise en place de cette nouvelle barrière à bulles et participer ainsi aux efforts pour lutter contre la pollution plastique au Portugal.

Avec ce projet, la Fondation ENGIE renforce son engagement en faveur de la biodiversité et de la protection de l’environnement à travers ce premier projet au Portugal.

Au Portugal, le groupe ENGIE s’est positionné sur le développement des énergies renouvelables, à travers ses filiales, pour contribuer à la neutralité carbone.

À propos de The Great Bubble Barrier :

Fondée en 2017 par 4 individus, The Great Bubble Barrier est une entreprise sociale qui a développé une technologie efficace pour stopper la pollution plastique dans les rivières à l’aide de bulles.

Pour plus d’informations, visitez : www.thegreatbubblebarrier.com

À propos de la technologie :

Les barrières à bulles amènent les déchets à la surface d’une rivière, où le placement en diagonale dirige les déchets vers les rives de la rivière qui sont ensuite collectés et retirés.

Les barrières à bulles capturent le plastique sur toute la largeur et la profondeur d’une rivière et empêchent le plastique de se retrouver dans l’océan sans bloquer le trafic maritime ou entraver la migration des poissons.

La 1ère barrière à bulles à long terme a été installée dans les canaux d’Amsterdam en novembre 2019 et de plus en plus de villes aux Pays-Bas et dans le monde tentent de mettre en œuvre cette solution dans leurs rivières.

Prendre soin de la vie et de notre planète, c’est ce qui anime la Fondation ENGIE depuis près de 30 ans. Avec 33%% de ses projets dédiés à l’accès aux énergies renouvelables et durables et à la biodiversité en 2021, la Fondation ENGIE s’engage années après années pour l’environnement. L’objectif est de participer à des projets ambitieux et percutants et de participer à l’effort collectif de l’Agenda 2030 à travers la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD).

Pour préserver l’environnement, il est essentiel de privilégier les énergies propres… et de sensibiliser les citoyens aux enjeux environnementaux.


La Fondation ENGIE partenaire de la conférence internationale sur les forêts d’Afrique

La Fondation ENGIE est partenaire de la conférence internationale sur les forêts d’Afrique organisée la Mairie de Paris et le Journal LE MONDE le 6 octobre

La conférence internationale de Paris pour comprendre et préserver la forêt d’Afrique centrale et ses populations rassemblera des acteurs des pouvoirs locaux, des représentants du monde associatif, universitaire et de l’entreprenariat, ainsi que des experts et des grands témoins européens et africains qui appelleront à la nécessité d’agir pour préserver cette région.

Co-organisée avec le Groupe Le Monde, en partenariat avec l’Association internationale des maires francophones (AIMF), cette conférence s’attachera à mettre en lumière les menaces qui pèsent sur les forêts d’Afrique Centrale, sur les écosystèmes, la biodiversité, mais aussi les populations qui habitent ces espaces. L’objectif est de montrer les solutions mises en œuvre, au niveau local principalement, pour aboutir à un plaidoyer global.

Elle sera articulée autour de plénières et de tables rondes, et portera notamment sur 4 enjeux cruciaux :

  • La préservation de la forêt équatoriale africaine et sa biodiversité
  • Le rôle central des populations
  • La lutte contre le réchauffement climatique
  • Le développement de nouvelles pratiques agricoles et alimentaires

De nombreuses personnalités seront conviées à participer et à prendre des engagements en faveur de la préservation des forêts d’Afrique centrale et de ses populations.

Gilles Bœuf, Président du conseil scientifique de l’Agence française pour la biodiversité et Administrateur de la Fondation ENGIE, interviendra par vidéo pour conclure la table ronde  – Vivre avec la forêt, protéger la biodiversité Exploiter sans détruire.

Voir le programme

Un écosystème menacé par la main de l'homme

La forêt d’Afrique centrale est le deuxième massif forestier tropical du monde après la forêt amazonienne. Partagée entre le Cameroun, la République centrafricaine, la République du Congo, la République démocratique du Congo, le Gabon et la Guinée équatoriale, l’Angola, le Burundi, le Rwanda, la Tanzanie et la Zambie, elle est le deuxième poumon vert de la planète.

En avril, une étude internationale coordonnée par des chercheurs de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) a permis de révéler la composition des forêts tropicales d’Afrique centrale et leur vulnérabilité engendrée par le changement climatique et l’exploitation humaine.

Suivre la conférence en ligne

Prendre soin de la vie et de notre planète, c’est ce qui anime la Fondation ENGIE depuis près de 30 ans. Avec 24% de ses projets dédiés à l’accès à une énergie renouvelable et durable en 2020, la Fondation ENGIE s’engage année après année en faveur de l’environnement. Objectif ? Participer à des projets ambitieux, impactants et participer à l’effort collectif de l’Agenda 2030 à travers la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD).

Dans le monde, 1,3 milliard de personnes n’ont pas accès à l’énergie et/ou aux biens essentiels. Est-il cependant raisonnable de développer l’accès à l’énergie pour tous, dans un contexte où les équilibres écologiques et la biodiversité sont aujourd’hui menacés ? Pour la Fondation ENGIE, la réponse ne fait pas de doute : oui, l’énergie est un droit pour tous ! Car sans énergie, il n’y a pas d’accès à l’eau potable, pas d’écoles, pas d’hôpitaux, pas ou peu d’activité économique. Mais ce déploiement de l’énergie pour tous ne peut se faire sans conscience écologique.

Pour préserver l’environnement, il est indispensable de privilégier des sources d’énergies propres… et de sensibiliser les citoyens aux enjeux environnementaux. En Afrique, la Fondation ENGIE permet l’électrification avec des énergies renouvelables d’écoles au Sénégal, au Cameroun ou  d’hôpitaux (Hopital de Panzi en RDC).


Projet LANDES : interview avec Richard RAYMOND

La conservation de la biodiversité convoque différents enjeux, des enjeux naturalistes mais aussi enjeux des sociaux. En effet, certains milieux réputés naturels résultent, de fait, de la combinaison de conditions mésologiques et de pratiques humaines passées ou présentes. C’est le cas des landes littorales à éricacées de La Hague. Ces milieux se sont développés sur des sols oligotrophes battus par les vents où des pratiques agro-pastorales ont limité l’implantation de fourrés. La conservation du bon état écologique de ces habitats demande d’entretenir ces espaces. Le pâturage semble être, théoriquement, la manière la plus adéquate de le faire ; mais sa mise en œuvre se heurte à la difficile articulation entre objectifs naturalistes et impératifs agricoles. De plus, la définition usuelle des landes met en exergue des paysages naturels remarquables dont le caractère repose moins sur l’intérêt naturaliste ou agricole que sur l’absence de signes apparents de gestion. Ces paysages sont ainsi le support de développement de loisirs dit « de nature ». Ainsi, la conservation de cet habitat nécessite d’articuler enjeux environnementaux et enjeux sociaux.

Le projet LANDES vise donc à saisir, à partir d’une situation concrète, les représentations, les pratiques et les attachements propres à chaque groupe d’acteurs impliqué dans la gestion de ces milieux. Ce faisant, nous analyserons, au-delà de la pensée savante, l’intrication de ce qui relève de la Nature et de ce qui est attribué à la Culture, dans les relations que les groupes sociaux entretiennent à leur environnement.


Interview avec Richard RAYMOND

1) En quoi votre travail et vos recherches permettent de mieux comprendre et/ou d'agir sur ces enjeux fondamentaux liés au dérèglement climatique et/ou à la préservation de la biodiversité auxquels nous sommes confrontés ?

La conservation de la biodiversité se heurte fréquemment à différents enjeux sociaux. Ainsi, le récent rapport conjoint de l’IPBES et de l’IPCC publié le 10 juin 2021 et intitulé « Scientific Outcome of the IPBES-IPCC co-sponsored workshop on biodiversity and climate change » met en exergue les synergies possibles entre les réponses aux crises environnementales. Il pointe également l’intérêt de reconsidérer les formes de gouvernance pour engager une approche holiste des rapports à l’environnement. De la même manière, les obligations réelles environnementales introduites par la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages (art. L. 132-3 du code de l’environnement) dépendent très largement de l’ajustement des pratiques humaines avec des objectifs écologiques. Le projet LANDES vise alors à saisir, à partir d’une situation concrète, les fondements cognitifs (valeurs, savoirs et représentations) et pratiques (usages de ces espaces) des enjeux environnementaux et sociaux de la gestion des landes littorales. Ainsi, il s’agit de révéler l’intrication de ce qui relèverait de la Nature et de ce qui est attribué à la Culture, dans les relations que des groupes sociaux entretiennent à leur environnement. Il sera alors possible de rechercher des modalités d’articulation de ces enjeux sociaux et environnementaux pour répondre, à l’échelle des territoires, aux défis que posent les changements globaux.

2) Le Congrès mondial de la Nature s'est tenu début septembre, y a-t-il un message fort porté par cet événement qui vous a marqué ou des conclusions que vous jugez utiles de retenir ?

Ce que je retiens de ce Congrès est l’engagement de nombreux acteurs, appartenant à des sphères d’action très différentes (États, ONG, entreprises, citoyens, recherche et enseignement, etc.) autour de la recherche de solutions pour répondre à un défi commun.

3) Pouvez-vous nous donner des raisons d’espérer et de nous dire que nous pouvons encore agir face à ces dérèglements ?

L’engagement des différents acteurs présents au Congrès mondial de la Nature ou dans son environnement proche, l’engagement de celles et ceux qui auraient souhaité venir mais qui ne l’ont pas pu, l’engagement des personnes qui ne sont pas venues parce qu’elles estiment qu’il faut aller encore plus loin, encore plus vite face à l’urgence de la crise environnementale, etc., tous ces engagements sont sources d’espoir.


Projet TRANSITIONS : interview avec Emmanuel COHEN & Samuel PAVARD

Dans les pays émergents, l’urbanisation est associée à une diminution de la dénutrition et de la mortalité par les maladies infectieuses, notamment chez les enfants. En revanche, elle expose aussi les populations urbaines à une alimentation plus énergétique et transformée et à des polluants allergènes et cancérogènes en augmentation. Or, l’effet de ces facteurs sur la mortalité adulte demeure peu étudié dans ces pays, même si certains travaux récents en Asie alertent sur un possible milieu urbain plus létal pour les adultes que les milieux ruraux. Le projet TRANSITIONS s’intéresse à cette question sur le continent africain où des pays comme le Sénégal vivent pleinement ces transitions nutritionnelles, épidémiologiques et démographiques, conjointement impulsées par cette dynamique environnementale d’urbanisation rapide. Ces transitions sont associées à une forte morbidité cardiométabolique et cancérologique en ville associée à des niveaux encore hauts de dénutrition et d’états infectieux graves, conduisant à une situation de santé publique inédite : un double fardeau des pathologies préindustrielles infectieuses et postindustrielles chroniques auxquelles doivent faire face les nations en voie d’urbanisation.

L’objectif du projet interdisciplinaire TRANSITIONS consiste par l’analyse de données démographiques, épidémiologiques et socioanthropologiques à évaluer comment une telle mutation des modes de vie agit sur la santé globale de la population sénégalaise. Pour ce faire, on identifiera les groupes les plus touchés par cette dynamique, en fonction de leurs environnements, de leurs normes socioculturelles et de leurs pratiques alimentaires pluriels.


Interview avec Emmanuel COHEN & Samuel PAVARD

1) En quoi votre travail et vos recherches permettent de mieux comprendre et/ou d'agir sur ces enjeux fondamentaux liés au dérèglement climatique et/ou à la préservation de la biodiversité auxquels nous sommes confrontés ?

De manière indirecte, notre recherche permet de rendre compte de l’adaptabilité du mode de vie urbain, en expansion sur toute la planète, sur la santé des populations humaines. Questionner l’adaptabilité de cet environnement urbain pourrait conduire à des politiques alternatives favorisant des modes de vie moins productivistes/consuméristes au sein d’environnements urbains moins édifiés technologiquement. Ceci peut avoir indirectement des effets positifs sur le réchauffement climatique, largement impulsé par l’anthropisation générale des milieux.

2) Le Congrès mondial de la Nature s'est tenu début septembre, y a-t-il un message fort porté par cet événement qui vous a marqué ou des conclusions que vous jugez utiles de retenir ?

Le message fort pour nous est le caractère urgent et global de la réponse face à la crise environnementale grandissante à laquelle nous sommes tous confrontés.

3) Pouvez-vous nous donner des raisons d’espérer et de nous dire que nous pouvons encore agir face à ces dérèglements ?

Il nous faut, selon nous, repenser le rapport que nous entretenons avec la nature et le corps humain – qui est en lui-même une expression de la nature parmi d’autres. Agir conjointement sur les effets néfastes d’une urbanisation productiviste et consumériste grandissante sur les écosystèmes et sur le bien-être des populations humaines – one health/global health – pourrait être la clé de notre salut.