PROGRAMME SCHOOLS, LIGHTS & RIGHTS : le bilan après deux ans de partenariat !

La Fondation ENGIE a initié le projet « Schools, Lights and Rights » dans le cadre de la COP21 en 2015, avec son partenaire historique La Voix De l’Enfant. Bilan du partenariat après deux années d’action en Afghanistan, en Afrique du Sud, au Burkina Faso, au Cameroun, en France, à Madagascar, au Maroc, en Inde, en République Démocratique du Congo.

Un projet 100 % initié par la Fondation ENGIE et son partenaire historique La Voix De l’Enfant

L’enjeu de départ était de rassembler les deux priorités de la Fondation ENGIE – l’accès à l’énergie pour tous et la protection des enfants en situation de précarité – au sein d’un même programme de référence.

Ce programme s’articule autour de 3 axes :

  • Schools : électrification d’écoles et de centres d’accueil réalisée par ENERGY ASSISTANCE FRANCE (ONG interne au Groupe ENGIE)
  • Lights : distribution de lampes solaires portables
  • Rights : donner un état-civil aux enfants, préalable indispensable pour leur donner un accès à l’école, à la santé, à la protection juridique

Deux années d’action à travers le monde

Cette année 2 du programme Schools, Lights & Rights, financé toujours par la Fondation ENGIE, s’est achevée. Il est temps de faire un bilan des deux premières années : au total, 86 348 enfants ont été enregistrés à l’état-civil et 13 600 lampes solaires portables leur ont été distribuées et 4 projets d’électrification lancés (2 en Inde, 1 au Burkina Faso et 1 à Madagascar). Ce programme s’est déployé dans 9 pays différents : Afghanistan, Afrique du Sud, Burkina Faso, Cameroun, France, Madagascar, Maroc, Inde, République Démocratique du Congo, et donc sur 3 continent.

Les effets-leviers observés sont :

  • La complémentarité des volets « lumières » et « droits » qui favorise une éducation de qualité et l’accès à l’énergie.
  • L’implication croissante des autorités pour l’accès à l’éducation et l’enregistrement des naissances par le travail quotidien des partenaires locaux.
  • La sensibilisation des communautés et familles aux bienfaits des énergies renouvelables.
  • La progression de la digitalisation des états-civils qui favorise la démultiplication des enregistrements et la protection des enfants.

Ainsi, le programme favorise l’accès à l’énergie, la scolarisation et la protection des enfants à travers le monde. Plusieurs milliers d’enfants ont pu, par ce programme, progresser dans leur scolarité et s’ouvrir à la lecture après le coucher du soleil. Ce programme ne demande qu’à s’étendre.


Flash Collection reconduit pour l’année scolaire 2018-2019

Lancé en 2016 par le frac île-de-France, l’exposition itinérante Flash Collection propose aux lycéens de découvrir des œuvres contemporaines de manière ludique, à partir d’un module itinérant réalisé par l’artiste Olivier Vadrot. Après le succès de la dernière saison, le frac a décidé de renouveler son opération pour l’année scolaire 2018-2019, focus !

De l’art contemporain dans les lycées

Avec ce projet, le frac et le Conseil Régional IDF investissent les différents espaces du territoire francilien afin d’aller à la rencontre de tous les publics et notamment les plus éloignés, géographiquement et socialement, des propositions culturelles, ce qui constitue le cœur de sa mission de diffusion. En plus des peintures, dessins, photographies ou encore sculptures, un mini-vidéoprojecteur permet également de présenter une sélection d’oeuvres vidéo issues de la collection du frac île-de-france. Le programme de visites et d’interventions d’artistes qui accompagne le projet vient prolonger et approfondir ce temps de découverte de l’art contemporain.

Durant la dernière année scolaire, ce sont plus de 42 000 lycéens qui ont été touchés par le projet dans 50 lycées en île de France.

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Le projet Flash Collection


L’Atelier des lumières présente "Terra Magnifica" de Yann-Arthus Bertrand

Culturespaces s’associe à la Fondation GoodPlanet pour présenter lors de soirées exceptionnelles TERRA MAGNIFICA, création originale de Yann Arthus-Bertrand pour l’Atelier des Lumières. À cette occasion, l’Atelier des Lumières, premier centre d’art numérique de Paris, ouvre ses portes en soirée pendant toutes les vacances de la Toussaint.

Depuis son ouverture le 13 avril 2018, l’Atelier des Lumières ouvre sa programmation en soirée et offre un voyage dans le temps et l’espace avec TERRA MAGNIFICA mis en musique par Armand Amar. Cette nouvelle création a été réalisée à partir du fonds d’images filmées à travers le monde, tirées notamment des films Home, Human, Planète Océan et Terra de Yann Arthus-Bertrand.

Au son de la musique du compositeur Armand Amar, le visiteur survole ces paysages qui, vus à travers l’objectif de Yann Arthus-Bertrand, deviennent des compositions artistiques uniques. Depuis le ciel, les continents, les éléments et les constructions humaines offrent un kaléidoscope chamarré de couleurs et de formes géométriques. Les images révèlent les traces de l’Homme sur la Terre visibles dans le paysage. Mais TERRA MAGNIFICA montre surtout l’Homme en tant que formidable bâtisseur. Les monuments représentes, lègues par les différentes civilisations, jusqu’aux mégapoles modernes, sont des témoignages de la créativité de l’espèce humaine.

UNE EXPÉRIENCE IMMERSIVE AU PROFIT DE LA FONDATION GOODPLANET

Conçue grâce au procèdé AMIEX® (Art and Music Immersive Experience) mis en place par Culturespaces, cette nouvelle expérience numérique temporaire construite par Spectre Lab, construite en 7 séquences, permet une immersion totale dans les plus beaux paysages du monde, des origines de la terre à l’époque contemporaine.
Afin de promouvoir le développement de la culture sous toutes ses formes, Bruno Monnier, Président de Culturespaces, et Yann Arthus-Bertrand ont choisi de se réunir pour produire ces séances au profit de la Fondation GoodPlanet, qui soutient des projets solidaires à travers le monde.

Chaque soirée se conclura par des images de Woman, prochain film de Anastasia Mikova et de Yann Arthus-Bertrand, qui sortira en septembre 2019. Les extraits du film à but non lucratif permettront d’ouvrir la réflexion sur la vie de l’Homme sur Terre à travers la place des femmes dans le monde.


Bilan de l’opération « panneaux solaires » sur le site de l’école PSE au Cambodge

Pour un Sourire d’Enfant (PSE) installait en Juin dernier un générateur photovoltaïque sur le site de son école de Phnom-Penh au Cambodge. Objectif ? Permettre aux 2 200 enfants d’étudier dans de meilleures conditions et avec une meilleure connaissance de leur environnement. Petit bilan de l’opération 4 mois après l’inauguration de l’installation !

Un projet fort, ancré dans une démarche globale de développement durable

Le projet est un franc succès, le générateur photovoltaïque suffit à alimenter quotidiennement les besoins en énergie de l’école et les équipes de l’ONG disposent de moyens modernes pour contrôler les performances de l’installation en temps réel.

Cette installation démontre la volonté de PSE de s’engager dans le développement durable. L’ONG a intégré à son approche éducative la sensibilisation aux énergies renouvelables et à la biodiversité. «Quinzaine de l’environnement», « Passion for Saving the Environment », conférences et activités, modules de formation aux enjeux environnementaux, au total, ce sont près de 2 200 jeunes et quelques 650 personnes qui ont été sensibilisés à la démarche de développement durable.

Avec le soutien de la Fondation ENGIE, l’ONG a également acquis du matériel (batteries, onduleurs, etc.) utile pour la formation pratique des étudiants à l’École du Bâtiment de PSE. Ils apprennent notamment comment fonctionnent les panneaux solaires, comment les installer et les entretenir.

Vidéo réalisée par l’Ecole des Métiers Audiovisuels de l’Institut PSE à Phnom Penh.

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Un générateur photovoltaïque pour l’école « Pour Un Sourire d’Enfant » à Phnom-Penh


Valued Citizens : 96 jeunes filles sensibilisées au leadership !

La Fondation ENGIE est partenaire de l’Association Valued Citizens en Afrique du Sud dans la province du KwaZulu-Natal depuis 2009. Le projet qu’elle soutient « iNSPIRE Programm » s’adresse à des jeunes filles, souvent des écolières démunies ou orphelines, livrées aux hommes plus âgés qui les entretiennent en échange de faveurs sexuelles.

Ce programme développe l’estime et l’image de soi, guérit les blessures émotionnelles, aborde les sujets sur la santé sexuelle et reproductive, tout en favorisant une prise de conscience sur les droits humains et la justice sociale. iNSPIRE est également un programme préventif contre le SIDA et la victimisation des jeunes filles en Afrique du Sud.

Avec iNSPIRE, sont révélées des futures leaders capables de mener à bien des projets, de prendre le contrôle de leur vie avec résilience et dignité, d’être proactives dans leurs décisions et approches de tout challenge, de s’engager en tant que citoyennes actives en menant des projets au sein de leurs communautés (égalité des sexes, justice, prévention de la victimisation des jeunes femmes en devenir, influenceur) ; Etre soi à l’adolescence apporte des fondations solides pour la confiance en soi et va permettre à ces jeunes filles de quitter le cercle de la vulnérabilité pour créer un réseau de soutien et prendre, pas à pas, le contrôle de leur vie (notamment à travers les Clubs iNSPIRE).

Différentes sessions de formation ont été suivies par les jeunes filles d’une vingtaine d’écoles inscrites au programme iNSPIRE : un premier module en juin 2018 sur le thème “ME MYSELF AND MY JOURNEY” ; un deuxième module s’est tenu en août 2018 sur le thème « A JOURNEY THROUGH LEADERSHIP (Vision, Motivation, Planning, Evaluation) avec un second volet sur ce thème prévu fin septembre / début octobre 2018.

Quelques témoignages de jeunes fillés bénéficiaires :

« Le programme iNSPIRE a été émotionnel. Cependant, c’était un travail personnel qui m’a permis de me décharger de mon lourd fardeau afin que je me prenne en main, merci ENGIE. »
Nosipho Yende , du lycée Dannhauser

« J’ai appris à être courageuse, confiante et heureuse avec qui je suis. Enfin, j’ai appris à m’affirmer en exprimant mes idées, mes sentiments et en étant responsable de mes mots. Thank you ENGIE Foundation ».
Londeka Mbatha du lycée Isiphosemvelo

« Le programme iNSPIRE m’a fait réaliser que je suis différente, belle comme je suis. Je suis mon propre compas dans ma vie, peu importe les défis auxquels je suis confrontée. J’ai besoin d’avoir du courage et de ne jamais baisser les bras car maintenant je fais partie de iNSPIRE. Merci à la Fondation ENGIE « .
Busisiwe Khanyile du lycée Sekusile


L’archéologie en bulles au Musée du Louvre

À partir du 26 septembre 2018, la Petite Galerie — l’espace d’éducation artistique et culturelle du musée — , propose à son public une exposition qui fait dialoguer l’archéologie et la bande dessinée, art invité pour cette quatrième édition. Une centaine d’œuvres, une sélection de planches d’auteurs inspirés par l’archéologie (comme Jul, Enki Bilal, Nicolas de Crécy…) permettront au public de se glisser dans les pas des curieux, amateurs et archéologues, de découvrir fortuitement des «trésors», d’exhumer des objets enfouis à différentes époques, de les classer puis d’essayer de les interpréter.

(Crédits : ©Wikicommons)

Toutes ces étapes sont l’occasion de montrer en quatre salles et quatre thématiques, comment le 9e art s’approprie, entre réel et fiction, les découvertes archéologiques à l’origine des collections du Louvre :

– Artistes et archéologues. La figure de l’archéologue professionnel émerge avec les missions du XIXe siècle. Dessins, relevés, publications deviennent alors ses outils. L’archéologue, comme le dessinateur de bandes dessinées, utilise le carnet de croquis pour fixer objets, sites ou personnages d’études. La BD, toutefois, met en scène des reporters, des détectives ou des aventuriers en lieu et place de notre savant.

– Trésors archéologiques. L’histoire de l’archéologie est ponctuée de découvertes extraordinaires et inattendues. Pour l’archéologue, le mot «trésor» revêt cependant une signification particulière : des pièces d’orfèvrerie enfouies intentionnellement pour échapper à une catastrophe naturelle ou un conflit ou, comme dans l’Orient ancien et l’Égypte des pharaons, le dépôt volontaire d’un ensemble d’objets consacrés à une divinité notamment pour la fondation d’un sanctuaire. La BD aime mettre en scène les moments de ces découvertes fortuites ou non, en montrant ses héros en quête de trésors ou de civilisation disparues.

Classer pour comprendre. En utilisant la description et la comparaison des sciences naturelles, l’archéologue répertorie, classe et propose des typologies de matériel selon le décor, la forme ou la technique. Pour dater ces œuvres, il observe les conditions de la découverte (niveau d’enfouissement, traces de destruction…) qu’il cherche à rattacher à des événements connus par ailleurs. Le dessinateur de BD évoque ces strates du temps à travers le souvenir de ses héros ou compose sur une planche sa propre typologie d’objets.

Interpréter et rêver et Quand la bande dessinée imagine. Après le temps des fouilles vient celui de l’étude et de la publication : l’archéologue rassemble les données matérielles à sa disposition et doit les interpréter.

Sans contexte de découverte, un objet archéologique est plus difficile à interpréter. La bande dessinée s’est intéressée aux personnages historiques comme aux héros mythiques, aux sites archéologiques réels comme à des lieux imaginaires. La fidélité historique est parfois respectée mais le plus souvent, le réel est transfiguré et devient fiction, voire science-fiction.

Des cartels pédagogiques, des dispositifs vidéos et un folioscope ainsi qu’une médiathèque, incitent le visiteur à observer des détails et apportent de précieux éléments de contexte.

 

Commissaires de l’exposition : Fabrice Douar, responsable éditorial au service de la médiation et de la programmation culturelle du musée du Louvre et Jean-Luc Martinez, président- directeur du musée du Louvre

Chef de projet : Florence Dinet, musée du Louvre.

 

Plus d’infos > https://www.louvre.fr/expositions/l-archeologie-en-bulles

 


Première édition du FESTIVAL AFRIQUE JUNIOR à Abidjan

Créé à l’initiative d’UniFrance et The Walt Disney Company France & Afrique francophone, en collaboration avec l’association Les Villages Enchantés, l’Institut français de Côte d’Ivoire, le réseau de salles de cinéma Majestic, la Fondation ENGIE et le fonds de dotation Cornélius, la première édition du FESTIVAL AFRIQUE JUNIOR s’est déroulée en Côte d’Ivoire du 2 au 6 octobre 2018 à Abidjan à l’Institut français – au plateau, à côté de la Pyramide –, dans les salles de cinéma Majestic et en plein air dans le village de Boyo, où le fond de développement Cornélius développe des programmes humanitaires autour de la santé et l’éducation.

Ce premier FESTIVAL AFRIQUE JUNIOR, ouvert à tous, gratuit et proposant une riche programmation, incluant films d’animation français et américains mais également un film Disneynature, a permis à de nombreux enfants – mais aussi aux adultes – de découvrir le cinéma sur grand écran. Autant d’occasions de rencontrer, partager, échanger et de créer des vocations pour un public souvent privé de cinéma et au quotidien parfois difficile.

« Découvrir pour la première fois un film sur grand écran revêt un aspect merveilleux. L’expressivité des regards des enfants est telle qu’elle justifie à elle seule notre volonté d’offrir au plus grand nombre d’entre eux cette expérience unique. Le FESTIVAL AFRIQUE JUNIOR n’aurait jamais vu le jour sans l’engagement d’UniFrance. »
Jean-François Camilleri, président de The Walt Disney Company France & Afrique francophone

« Nous sommes ravis de créer le FESTIVAL AFRIQUE JUNIOR avec The Walt Disney Company car c’est une magnifique opportunité de faire rayonner le 7ème art et plus encore la langue française auprès des enfants ivoiriens. »
Isabelle Giordano, directrice générale d’UniFrance

Le FESTIVAL AFRIQUE JUNIOR puise son inspiration dans les projections en plein air de films Disney initiées dès 2007, sous l’impulsion de Jean-François Camilleri (président de The Walt Disney Company France & Afrique francophone), par l’association Les Villages Enchantés dans les villages où le cinéma n’existe plus.

Détails de la programmation

À Abidjan dans les salles de cinéma Majestic et à l’Institut français de Côte d’Ivoire – au plateau, à côté de la Pyramide

du 3 au 6 octobre, séances à 14h et 16h – Projections gratuites ouvertes au public dans les 3 salles de cinéma Majestic
Les films d’animation Pixar Ratatouille et Les Indestructibles 2, de Brad Bird
Le film français L’Extraordinaire Voyage du fakir, de Ken Scott

le 3 octobre – Projections gratuites ouvertes au public à l’Institut français de Côte d’Ivoire – au plateau, à côté de la Pyramide
séance de 14h – Le nouveau film Disneynature Blue, de Keith Scholey et Alastair Fothergill
séance de 16h – Le film d’animation française Aya de Yopougon, de Clément Oubrerie et Marguerite Abouet

le 4 octobre – Projection gratuite ouverte au public à l’Institut français de Côte d’Ivoire- au plateau, à côté de la Pyramide
séance de 15h – Le film d’animation française Le Grand Méchant Renard et autres contes, de Benjamin Renner et Patrick Imbert

Dans le village de Boyo :

les 2, 3 et 4 octobre à partir de 19h30, assistez à 2 projections en plein air chaque soir
le 2 octobre à partir de 19h30 – Les films d’animation Le Grand Méchant Renard et autres contes, de Benjamin Renner et Patrick Imbert, et Les Indestructibles 2, de Brad Bird
le 3 octobre à partir de 19h30 – Le film Disneynature Blue, de Keith Scholey et Alastair Fothergill, et le film L’Extraordinaire Voyage du fakir, de Ken Scott
le 4 octobre à partir de 19h30 – Les films d’animation Aya de Yopougon, de Clément Oubrerie et Marguerite Abouet, et Ratatouille, de Brad Bird

En savoir plus par ici.


"Picasso. Bleu et rose" au Musée d’Orsay

Du 18 septembre 2018 au 6 janvier 2019 a eu lieu l’exposition « Picasso. Bleu et rose » au Musée d’Orsay.

L’exposition, premier partenariat de grande ampleur entre le musée d’Orsay et le musée national Picasso-Paris, envisage de manière inédite les « périodes bleue et rose » de Pablo Picasso, moment déterminant dans sa création. Certaines icônes de l’artiste seront à cette occasion montrées en France pour la première fois. La présentation de cette manifestation au musée d’Orsay participe de la volonté d’inscrire le jeune Picasso dans son époque et de reconsidérer son œuvre sous le prisme de son appartenance au XIXe siècle.

En 1900, à dix-huit ans passés, Pablo Ruiz, qui signe bientôt Picasso, a tout du jeune prodige. Sa production se partage entre tableaux académiques, pour se justifier vis-à-vis de son père, professeur de dessin rêvant d’une carrière officielle pour son fils, et œuvres plus personnelles, au contact de l’avant-garde barcelonaise, des revues ou des affiches.

Son arrivée à Paris en octobre 1900, à la gare d’Orsay tout juste inaugurée, ouvre une période de création intense et féconde qui voit éclore la naissance de son identité artistique. C’est sa peinture de salon qui le conduit dans la capitale française : désigné pour représenter son pays à la section espagnole des peintures de l’Exposition Universelle, il y présente une grande toile, Derniers moments, recouverte en 1903 par son chef-d’œuvre La Vie.

S’ouvre alors une période de création intense et féconde ponctuée par les allers et retours de l’artiste entre l’Espagne et la capitale française. Les années 1900-1906 se caractérisent à la fois par une grande diversité de styles et par l’émergence de questionnements plastiques et d’enjeux conceptuels structurants de sa création. L’œuvre de Picasso va progressivement passer d’une riche palette colorée aux accents pré-fauves, qui doit tout autant au post- impressionnisme de Van Gogh qu’à Toulouse-Lautrec, aux quasi-monochromes de la « période bleue », puis aux tonalités roses de la « période des Saltimbanques », et aux variations ocres de Gósol.

Cherchant à se détacher d’une périodisation trop fine qui morcellerait la période en autant d’étapes isolées, cette exposition fait le choix d’un champ chronologique qui excède les limites données par l’historiographie aux « périodes bleue et rose » – de l’automne à 1901 à 1904 pour la première et de 1905 à l’été 1906 pour la seconde. Elle cherche ainsi à adopter une juste distance entre « démystification » et respect de l’intégrité de l’œuvre, entre une vision trop fragmentaire de ses années de jeunesse et une approche globalisante du « génie Picasso ».

Plus de 300 œuvres sont réunies dans un parcours subdivisé en 16 sections, sur 1 500 m2. 80 peintures dialoguent avec environ 150 dessins, une quinzaine de sculptures et une vingtaine d’estampes. Des archives, photographies et correspondances viennent enrichir la compréhension et remettre en perspective ce moment de l’itinéraire artistique de Picasso.

Commissariat :

  • Laurent Le Bon, président du musée national Picasso-Paris, commissaire général
  • Claire Bernardi, conservatrice au musée d’Orsay
  • Stéphanie Molins, chargée de mission au musée national Picasso-Paris
  • Emilia Philippot, conservatrice au musée national Picasso-Paris

Conseillers scientifiques :

  • Marilyn McCully, historienne de l’art
  • Eduard Vallès, conservateur au Museu nacional d’art de Catalunya

Cette exposition est organisée par l’Établissement public des musées d’Orsay et de l’Orangerie, et le musée national Picasso-Paris, en collaboration avec la Fondation Beyeler, Bâle 
où elle sera également présentée du 3 février au 26 mai 2019.
L’exposition bénéficie des prêts exceptionnels du Museu Picasso de Barcelone et est organisée avec le soutien exceptionnel du Musée d’Etat des Beaux-Arts Pouchkine, Moscou
. Cette exposition a bénéficié de la garantie de l’Etat français pour l’assurance des œuvres.


IKAMBERE : pour que les femmes fragilisées deviennent actrice de leur destin

Apporter l’autonomie aux femmes fragilisées

IKAMBERE vise d’une part à faciliter l’accès aux soins, aux droits et à favoriser l’insertion socio-professionnelle des femmes migrantes fragilisées par une maladie chronique. Le projet fonde son action sur l’accompagnement vers l’autonomie des femmes en leur permettant d’accéder aux droits, au logement, à l’emploi. La prévention et l’éducation thérapeutique sont également au cœur de la démarche pour les accompagner vers une meilleure connaissance et prise en charge de leurs pathologies. IKAMBERE tient compte de la précarisation des femmes migrantes et ainsi le quotidien s’articule autour d’un repas chaud partagé tous les midis, et d’ateliers permettant aux femmes de développer une attitude solidaire et de restaurer le lien social : sport, socio-esthétique, nutrition, alphabétisation, informatique. L’accompagnement proposé permet ainsi d’améliorer la qualité de vie des femmes et de restaurer la confiance en soi indispensable à la reconstruction d’un projet de vie. IKAMBERE offre également un large programme de prévention santé. Les thématiques sont choisies en fonction des demandes et des personnes accueillies et des retours de l’équipe et des partenaires.

IKAMBERE est la seule structure en Ile-de-France qui propose ce type d’accompagnement exclusivement dédié aux femmes et en particulier aux femmes migrantes. L’association reçoit des femmes de toute l’Ile-de-France et parfois même de province. Dans le cadre de son développement, la Mairie de Paris est intéressée par l’approche développée par IKAMBERE est des pourparlers sont en cours pour envisager un essaimage de la structure à Paris.

Témoignage de Picola, bénéficiaire du programme

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Bilan intermédiaire (Juin 2018)
Ikambere et la Fondation ENGIE


Virlanie : Car-car, un enfant aux multiples talents

Créée en 1992 par Dominique Lemay, la Fondation Virlanie accompagne les enfants philippins ayant besoin d’une protection particulière vers une vie indépendante et milite en faveur des droits de l’enfant. Car-car, 7 ans, de la maison Tanglaw (maison pour les enfants âgés de 7 à 12 ans), a récemment remporté le premier prix du concours de talent organisé par le Département du développement et du bien-être social de la ville de Marikana, focus !

Car-car un exemple d’insertion par la culture

En 2016, Car-car survivait seul dans les rues de Marikina (Philippines) lorsqu’il a été placé sous la protection de la Fondation Virlanie à la maison Tanglaw. Depuis, il n’a cessé d’être choyé, aimé et encouragé par les parents de maison, ses pairs et l’équipe pluridisciplinaire de Virlanie qui œuvre quotidiennement à son épanouissement. Nécessitant une éducation et un encadrement spécialisé, il intègre la Pio Special Education Elementary School, une structure spécialisée qui lui a permis de développer pleinement ses capacités à la fois mentales et physiques.

Avec huit de ses camarades, Car-Car a participé à “Tous les enfants ont du talent!”, un concours qui vise à sensibiliser les philippins aux problématiques liées au handicap et à la réhabilitation. La compétition a réuni les enfants issus des différentes écoles publiques spécialisées (pour enfants en situation de handicap) de Makati.

“Je suis heureux, c’est la première fois que je participe à une représentation à l’école. J’aime énormément danser”, a déclaré Car-Car.

À l’avenir, Car-car rêve de se produire sur des plateaux de télévisions. Il partage également un goût prononcé pour la musique. Il a d’ailleurs rejoint depuis peu les rangs de Virlanie Voices, la chorale de la fondation.
Car-car nous prouve que les enfants ayant besoin d’un encadrement spécialisé sont capables de développer d’admirables talents lorsqu’on leur en offre la possibilité.